LE THÉÂTRE DU MONDE, DU HAUT D’UNE FENÈTRE

Les Caractères observés par un vieux philosophe du haut de sa fenêtre met en scène en douze actes, dans le cadre mondain d’une cour imaginaire, un des innombrables visages de l’éternelle comédie humaine.

Jean Dague ne cesse jamais de « rêver de longs voyages, de carrosses et de naufrages ». C’est l’Aventureux, et son foyer qui reste toujours désert. Philidor, le Déterminé, est garde du roi et son caractère terrible l’entraîne toujours dans de fâcheuses aventures ; Doriflor, éternel amoureux, fait collection de refus galants sans proférer un mot. Quant à lui, le Gaillard, « ce vieux reste de l’ancien règne […], on le dirait un évadé du livre de Messire Rabelais ».

Ce ne sont que quelques-uns des caractères, tour à tour pittoresques, courtois, mondains ou galants, que le pinceau de Guy Arnoux dessine pour Devambez sur les pages richement illustrées en couleurs de cet ouvrage en édition limitée, tirée à cinq cents exemplaires, dont vingt-cinq signés et imprimés sur papier Hollande.

Arnoux, illustrateur pour Devambez de Quelques drapeaux françois, est guidé dans son exploration de l’infinie variété du monde par un « vieux philosophe ». Du haut de sa fenêtre, il s’attache à répondre à la pensée philosophique de Descartes, lorsqu’il instillait le doute sur la fiabilité de la perception humaine :

« Nous voyons passer dans la rue des manteaux et des chapeaux, mais nous ne savons pas s’il y a une tête sous ces chapeaux et un corps sous ces manteaux. »

Guy Arnoux, Les Caractères observés pas un vieux philosophe du haut de sa fenêtre, Devambez, Paris, s.d.


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